La sonnerie retentie dans les couloirs vides qui se remplissent peu à peu d'étudiants bruyants et heureux : c'est la fin des cours.
Je sors, comme à mon habitude toute seule, vers l'escalier pour rejoindre la cour extérieure où le portail est ouvert.
Je sors alors de ma poche mon portable que j'allume... je rentre mon code pin, ferme mon potable et le reglisse dans ma poche. Je continue mon chemin jusqu'au métro qui arrive exactement en même temps que moi, mais bizarrement ce soir il y a du monde je me fais un chemin parmi les travailleurs, tous en costumes, mallette dans une main, portable dans l'autre.
Je saute dans le wagon juste avant que les portes se referment et manque d'y laisser mon sac à dos. Dans le wagon c'est pareil, des tas de personnes qui sont collés, et il en arrive encore, mais on aura jamais assez de place !!!!
Je monte alors au second étage pou espérer trouver de la place. Juste devant moi une femme et son enfant se lèvent et se dirigent vers l'escalier, hop je prends leur place ouf !!!
Au bout d'un quart d'heure à regarder les passants, les gens assis à côté de moi, le paysage je sens mon portable vibrer, je l'attrape, l'ouvre : vous avez un nouveau message...
Je colle mon oreille à mon portable, me bouche l'autre oreille avec le doigt pour cacher le bruit du métro qui prend de la vitesse.
1er message, aujourd'hui à 15h46 :
-« Laura, c'est moi, c'est Alexis... »
Lui, c'est mon colocataire et mon petit copain en fait c'est long à expliquer :
J'avais 16 ans quand je l'ai rencontré, il était dans la même école hôtelière que moi et il cherchait quelqu'un avec qui cohabiter pour pouvoir payer l'appartement quant à moi, débarquant de Manchester où mes parents vivent, je cherchais aussi un colocataire pour pouvoir continuer mes études à Paris. Je l'aide à payer les factures de l'appart avec la bourse d'études que j'ai.
Au début ce n'était qu'un ami puis après nous sommes sortit ensemble, c'est le grand amour avec un grand A...Il a un an de plus que moi et est maintenant dans une autre école, une école supérieure.
-« Je suis désolé de te dire ça sur un répondeur mais ... comment...comment dire ... c'est plus pareil entre nous depuis que tu connais ce groupe... il t'a carrément changé... tu ne parles plus que de ça, tu ne t'intéresses à rien d'autres qu'à ça, tu vis la musiques a fond et n'entend même pas quand je t'appelle, bref tu as changé et j'ai décider de vendre l'appartement...On ne pourras plus aller très loin tout les deux, tu es trop différente et désormais trop de choses nous sépare. J'irai habiter dans l'appart de ma ... ma ... petite amie, oui j'ai une autre petite amie depuis deux mois et le payement des deux apparts me reviennent trop cher alors... voilà .Je t'ai laissé un mot sur la porte d'entrée... adieu Laura... »
Mes yeux se mouillent, j'ai le c½ur retourné, et sans bruit je sens une larme coulé sur ma joue que j'essuie d'un revers de la main mais à peine ma main reposer sur mes genoux, trois autres larmes viennent mouillés mon T-shirt.
Je me lève d'un air énervé et descend au rez-de-chaussée du wagon en poussant les gens sur mon passage : rien à foutre, m'en fous, j'me fous de tout ...
Comment peut-il me faire ça ??Qu'est-ce que je vais devenir ?? J'ai personne d'autre moi !!
J'essuie de coup de main rageur l'eau qui coule, malgré moi de mes yeux turquoise. Heureusement, ce matin je ne me suis pas maquiller on ne peut distinguer mes pleurs que par mes yeux rouges. Lorsque le train s'arrête je descends en courant et en renversant plusieurs personnes sur mon passage que j'entends m'insulter, mais je m'en fous, je suis déjà loin...
Je cours sur le quai de la gare jusqu'à rejoindre les portes de sortie, je n'essuie plus mes larmes, elles ont déjà coulé et ont trempé les haut de mon T-shirt ainsi que mes pommettes. Les voyageurs me regardent courir, s'arrêtent, me regardent pleurer et s'interrogent mais je continue à courir...
Je ne sais pas où je vais mais je cours, j'en ai besoin, de toute façon je n'ai plus rien ...
Alors que je cours sur les trottoirs de Paris, je passe sur le pont de l'Alma et trébuche sur un pavé.
Ouïe ça fait mal, je m'arrête net, reprend mon souffle et regarde ma cheville, elle est enflée... manquait plus que ça...
Je me glisse sur le sol, le dos collé au muret du pont, mes jambes recroquevillées sur moi-même et je sens à nouveau mes larmes coulés sur mon jogging large (comme j'aime les porté), c'est chaud, ça me fait du bien, dehors il fait froid, les passant me jettent des coups d'½il mais ne s'arrêtent pas, ils continuent de marcher, leur écharpes autour du cou et les bottes jusqu'aux genoux !!
C'est alors que je me rends compte que j'ai oublié mon sac dans le métro :
-« et merde.. »
Les passants me regardent l'air étonné mais continue leur chemin contre le froid.
Une bonne nouvelle, j'ai toujours mon portable dans ma poche, c'est bien je ne l'ai pas perdu lui aussi.
Alors que j'ai les yeux dans le vide, je me surprends à repleurer, mais pourquoi ? Pourquoi je pleure, ce n'est pas dans mon habitude de pleurer mais là c'est étrange, je pleure comme une madeleine, je comprends maintenant ce que disait ma grand-mère : « le premier amour est celui qui ouvre la porte aux sentiments. »
Aux sentiments ?? À quels sentiments ? Aux pleurs ?? À la tristesse ?? À la rage ??
Je n'en sais rien...
Oh grand-mère je t'en prie aides-moi, toi qui est là haut tu serais quoi faire, s'il te plait, veilles sur moi...
Je sens alors un liquide froid se mélangé à mes larmes chaudes, je retire la main de la poches une, deux, trois gouttent me tombent entre les doigts, je vois alors tous les passants ouvrir leurs parapluie et commencer à courir à leur tour.
Je me relève avec difficulté et me tourne vers la Seine, la pluie vient se verser dans cette eau sale et noir, le ciel est de la même couleur, les lampadaires au dessus de ma tête se mettent à fonctionner et très vite je me retrouve toute seule sur ce pont, sous la pluie...
Je me rapproche de la rambarde et l'attrape...
Pourquoi ? Qu'est ce qu'il y a ? Pourquoi d'un seul coup j'en ai envie... moi qui est toujours refuser de m'y résigner... Oh Laura reprend toi !!!Pourquoi le vide t'attire autant ??? Pourquoi cette envie de sauter te revient tout d'un coup ?? Arrête tu as toujours refusé de faire, comme elle, comme ces jeunes, tous ces « lâches » comme tu dit...veux tu vraiment mourir comme elle faire revivre à ton entourage le même chagrin, la même détresse ?? A près tout pourquoi pas, plus personne ne se soucis de toi, ça en arrangerais même certain...
-« Chut !!!! »
Mon cri résonne dans la rue... je lève la tête, regarde droit devant moi la tour Effel, elle est trouble, mes yeux sont flous et je lâche une larme qui se mélange au fleuve. La grande Dame se met à s'instiller que c'est beau, je lâche la rambarde, essuie mes larmes et souffle un bon coup.
J'ouvre alors mon portable il affiche 18h02.je me remet à marcher vers cet appartement que je verrais pour la dernière fois et où j'ai vécu avec cet homme que je ne verrais plus jamais
Arrivée devant l'immeuble je regarde la fenêtre, mon ancienne fenêtre de chambre où y trône un panneau avec une inscription, cruelle inscription « a vendre ».
Mes cheveux sont trempés, ma peau est blanche, j'ai froid, j'ai arrêter de pleurer sur le chemin, me concentrant surtout sur le chemin à prendre, me m'étais arrêtée à la station précédent la mienne.
Après être restée à contempler la fenêtre et la pièce éteinte, je me décide à rentrer...
Mes pas résonnent dans les escaliers et plus j'avance, plus je monte, et plus mon c½ur se serre puis, devant la porte close j'attrape le vulgaire post-ite collé à la porte : c'est l'écriture d'Alexis :
« Tes affaires sont chez le concierge »
Je ferme les yeux, m'adosse au mur et reprend la même position que sur le pont, je pose le papier à mes pied et laisse coulés les larmes sur mes joues blanches, tout ca pour ca , je venais de marcher sous la pluie pendant un quart d'heure tout ça pour lire ça !!! mais après tout à quoi fallait-il que je m'attende d'autre, je n'en sais rien ...
Au bout de 5 cinq minutes dans le noir je me redresse et appuie sur le bouton de la lumière qui m'éblouie.
Je descends les marches jusqu'au bureau du concierge et frappe à la porte.
Pas de réponses. J'entre et y trouve trois sacs et ma guitare, rangée dans son étui.
Le gardien n'est pas là mais j'entends des pas dans l'escalier, c'est lui.
J'ouvre alors l'étui, y glisse mon MP3, mon poster de Tokio Hotel soigneusement plié, et le remplie jusqu'à ne plus rien y rentré d'affaire propres. Je l'attrape et cours vers la porte de sortie, je claque la porte derrière moi, les autres sacs resteront là...
Dehors, la pluie avait cessé de tomber et le ciel était totalement sombre, je ne distinguais aucunes étoiles seulement l'ombre de gros nuage.
J'avançais, ma guitare à la main, vers l'escalier menant au métro...
Arrivée en bas, je m'assis sur un banc, regardant pendant quelques minutes les gens trempés qui se serraient les uns contre les autres pour pouvoir rentrés.cet agitation m'attire et je me glisse dans la rame devant moi parmi les autres.
Je passe d'un métro à un autre, d'un wagon à un autre, pas parce que ça m'amuse, ni parce que j'en ai envie, mais plutôt car j'ai rien d' autre à faire et que j'évite la solitude, elle me fait pleurer.
Je dois avoir une mine affreuse, les gens se retournent sur moi et un enfant au loin dans la rame me dévisage, je descend alors en courant et file dans les premières toilettes que je vois...
Je me sens mal, mon corps valse, je sens mes pied ne plus me tenir et mon estomac se retourné, je cours dans les toilettes et vomis. Une chance il n'y a personnes et je peux rejoindre tranquillement le lavabo...
Je me regarde dans le miroir, par étonnant que le gamin me fixait comme ça on dirait une morte vivante : mes yeux sont rouges, ma peau blanche, mes cheveux ont trempés ainsi que mes habits et comble de tout je viens de me vomir dessus...
Je m'enferme dans les toilettes, ouvre mon étui et sort un des joggings que j'ai amené et un T-shirt sec, je me change et ressort.
Ouf' heureusement j'ai pensé à ma trousse de toilettes avant de partir (merci grand-mère je suis sûre que tu en ais pour quelque chose). Je me passe un coup d'eau sur le visage, boit un peu, me lave les dents (et oui c'est une obsession chez moi) et me recoiffe.
Je me passe légèrement du noir sur les yeux, ça se distingue à peine, cela me trace des traits fins au dessus et en dessous des yeux (espérons que mes larmes ne recoulent pas).
J'attrape mon étui, le referme et rentre comme si de rien n'était dans un nouveaux train.
Comme à chaque métro, je reste debout, les personnes assises étant des personnes âgées ou des femmes avec enfants...
Je vagabonde de trains en train de métro en métro.
Lorsque j'entre dans la unième rame, je me colle aux autres passagers et ne lâche pas une seule seconde ma guitare si précieuse à mes yeux ...
Au bout du 3 ème arrêt, alors que je contemple les personnes devant moi, un homme m'intrigue, j'ai l'impression de le connaître, mais pourtant, à force de passer de train en train je me retrouve dans un coin de paris que je fréquente peu et où je ne connais personne.
Mais à qui me fait-il penser ??Il porte des vêtements tout à fait ordinaires et des lunettes noirs, mais malgré la capuche de sa veste serrée, j'arrive à distinguer une dread posé sur son épaule...
Je fixe alors plus sérieusement son visage, je l'ai déjà vu ce visage, oui je connais cet homme
Non !! ce n'est pas...
Un reflet de lumière se fait voir sur sa lèvre inférieure, jusqu'à là cachée, ce qui confirme ce que je pensais: c'est Tom Kaulitz...
Oh mon dieu, j'y crois pas, il est là tout près de moi je suis presque collée à lui, j'ai chaud.
Je réfléchis : bon qu'est-ce que je fait : j'l'aborde ou j'l'aborde pas ???
Pas le temps de réfléchir, le train s'arrête et il se créé un passage parmi les voyageurs pour sortir.je me mors la lèvre et le suis : de tout façon je n'ai rien d'autre à faire...
Je le suis, de loin, mais d'assez près pour ne pas le perdre, je ne réalise pas...
Alors qu'il monte les marches rejoignant les rues de Paris, son téléphone sonne, il décroche et s'engage dans une ruelle sombre.
Je le suis toujours et entend sa conversation : c'est bien lui, je reconnais immédiatement sa voix rauque mais ne comprend pas un mot de sa conversation en allemand sauf peut-être « Bill ».
Je me rapproche de lui, je ne suis plus qu'à quelques mètres et nous continuons à marcher, il a raccroché et à l'air perdu, il prend des ruelles sombres et nous retrouvons au même endroit qu'il y a 5 minutes, devant l'escalier. Il jette un ½il derrière lui, me voit et reprend son chemin mais cette fois si par des rue plus fréquentés.
Plusieurs fois je le sens se retourner vers moi, je crois qu'il m'a remarqué, il commence à accélérer le pas, moi aussi puis il s'arrête.
Il lève la tête, il y a beaucoup de monde autour de nous, je lève à mon tour la tête et réalise que nous sommes sur le champ de Mars, juste devant la Tour Effel
Je le regarde, il a enlevé ses lunettes et ses yeux brillent, il reste comme cela quelques minutes et se dirige vers un banc, où il s'assoie.
Je prends alors le banc d'à côté veillant à ne pas le perdre de vue, c'est alors que trois autres garçons, camouflés dans des vêtements les plus ordinaires possibles, viennent le saluer et s'asseoir à ses côtés.je reconnais alors Bill, Gustav et Georg qui observe la tour Effel comme les rois mages observait le p'tit Jésus...
Tom n'avait plus l'air inquiet, il était serin.
Alors que je regardais le groupe je redescendis sur terre, je me lève d'un coup, attrapant mon étui et me dirige vers la tour Effel. Je passe devant eux leurs jetant un regard, ils me dévisage à leur tour, je suis alors gênée, je les regarde tous, un à un dans les yeux, m'arrête, leur lance un sourire amusant pour bien leurs faire comprendre que je les ai repéré, ce qu'ils arrivent immédiatement à comprendre, je le vois à leur têtes, ils sont affolés, ils se regardent, Tom se lève suivit de Bill et des autres, je perds alors mon sourire et reprend mon chemin tête baissée.
J'entends au loin Tom dire quelque chose aux autres que je ne comprends pas, ils parlent allemand (un peu normal ils ne vont pas se parler chinois !!!^^).
Je continue à marcher, sentant leurs regards sur moi et accélère le pas...
Je passe la tour Effel et me réfugie dans des coins sombres, je me retrouve au même endroit que tout à l'heure et jette un coup d'½il derrière moi, les quatre garçons, dont je ne vois pas le visage se rapprochent, ils me suivent, je commence à flipper j'accélère encore.
Purée je comprends ce que ressentais Tom tout à l'heure...
Une chance, ma cheville n'est plus enflée et ne me fait plus mal...
Maintenant je cours, je regarde derrière moi, il n'y a plus que deux garçons mais où sont les deux autres ??
Je regarde droit devant moi et continue à courir, lorsque je suis stoppé net, je manque de renversé l'un des deux autres garçons plantés devant moi, qui viennent de surgir du coin de la rue.
Le choc me retire un gémissement de peur.
Les deux hommes dont je ne vois pas le visage, me plaque contre le mur, ils me bloquent et je ne peux plus bouger...un réverbère s'allume juste au dessus de nous, je peux alors facilement reconnaître Tom et Gustav ...
Bill et Georg nous rejoignent, je suis maintenant encerclé et n'arrive qu'à sortir :
-« je ne vous veux aucun mal, lâchez moi... »
Je vois alors Tom et Gustav se regarder, regarder derrière eux comme pour demander de l'aide, je lève les yeux au ciel, c'est vrai j'avais oublié, ils ne comprennent pas le français, une chance je suis bilingue...
Je m'apprête à traduire la phrase en anglais lorsque Tom me coupe et me parle en allemand, à leur têtes ils attendent une réponse, je lève alors un sourcil...
Les garçons se regardent, j'aperçois un sourire sur les lèvres de Bill et reprend ma phrase en anglais :
(Voir commentaire sur le côté)
-« je ne vous veux aucun mal !! »
-« si on te lâche tu promet de ne pas crier ? »me demande Gustav avant de me lâcher
-« heu oui... »
Tom reprend avec certes un accent très accentué (c'est le cas de le dire !!) mais un très bon anglais :
-« qui est tu ?? Que nous veux-tu ?? »
-« je m'appelle Laura et je ... je ... je sais pas, je voulais vous faire voir que je vous connaissais, mais vous m'avez suivis et fichu une sacrée trouille !!! »
Les garçons me souris un moment puis Bill demande :
-« Dit, tu connais Paris ?? Parcequ'on aimerait aller visiter la ville mais avec notre français ce n'est pas génial pour demander notre chemin. »
Lui aussi avait un accent mais était tout de même compréhensible.
-« heu oui, un peu. Je vis ici depuis un an et commence à me débrouiller en français, vous voulez que je vous fasse voir les plus beau coins de Paris ?? »
-« si ça...ça te dérange pas parce que niveau orientation on est tous nul... » reprit Georg.
Je souris, les autres fixent Georg et lancèrent en c½ur :
-« TU es nul !!!! »
Nous nous mettons à rire, j'attrape ma guitare, et les rejoint un peu plus loin.
-« tien, tu fais de la guitare ? »lança Tom en regardant l'étui.
-« ouais, de la guitare sèche seulement. »
-« ça te fera un sujet de discussion avec Tom... » lança Bill en avançant la tête pour me sourire.
Je regarde Tom, on s'échange un regard et baisse la tête, on continue à avancer
Arrivés au bout de la ruelle je lance :
-« bon alors qu'est-ce que vous voulez voir ?? »
Chacun me répond une réponse différente :
Bill : « les champs Elysées »
Georg : « le château de Versailles »
Gustav : « Notre-Dame »
Tom : « les parisiennes »
Sur la dernière réponse je lui souris bêtement et je réponds à chacun d'eux :
-« Alors, pour les Champs Elysées, c'est OK, pour Notre Dame c'est possible par contre pour le château de Versailles ça va être chaud c'est pas dans Paris même ce serais trop long désolée... »
Je souris tristement à Georg, qui semble déçue et je reprend :
-« Ah oui et pour les parisiennes, tu en croiseras sur le chemin des tonnes, surtout à cette heure !! »
Tom sourit l'air joyeux, ça me fait plaisir : la nuit va être longue.
Sur le chemin je ne décroche pas un mot c'est dingue !!Je suis super heureuse je viens de rencontrer le groupe qui me fait tant rêver !!!!Combien de filles rêveraient d'être à ma place ??
Bill me sortit de mes pensées :
-« ca va ?? »
-« heu... oui oui tout va bien, on est bientôt arrivés !! »
-« parles-nous de toi un peu... »
Je le regarde, pas choquée juste étonnée que ça puisse l'intéresser.
Gustav traduit les messages envoyés par les regards fusilleurs pointés sur Bill de Tom et Georg :
-« Bill, ça ce fait pas de demander à quelqu'un qu'on vient de rencontré de te parler de sa vie... »
Puis à moi :
-« excuses-le... »
Bill prend sa défense :
-« non, mais c'est vrai on l'a connais à peine, on s'est juste qu'elle s'appelle Laura et qu'elle parle très bien l'anglais...c'est tout ... »
Gustav et Tom s'écrient :
-« Bill !!!!! »
Georg prend la parole :
-« et qu'elle connait bien Paris... »
Les deux autres reprennent en c½ur :
-« Georg !!!!! »
Je souris et répondis à Bill :
-« oh, tu sais elle n'est pas très intéressante elle est juste compliquée... »
Je baisse la tête, continue à regarder mes pieds et avance. J'entends alors Georg chuchoter quelque chose à Bill en le frappant. A ce que je vois ils ne veulent pas que je sois au courant car ils parlent allemand et... ils parlent de moi, voyant le bras de Georg pointé sur moi.
Je relève la tête et voie Bill haussant les épaules et Tom entrain de me regarder.
Il détourne le regard et lance à Georg en anglais :
-« t'es pas discret... »
Il me montre du menton et Georg remarque que je le regarde, toujours avec sa main dirigé en ma direction.
-« je peux savoir ce qu'il y a ?? »
Bill me répond :
-« il me dit que je n'aurais pas du te parler de ça car ca à l'air de te rendre triste...désolé »
-« non, pas du tout. En plus tu ne pouvais pas savoir. »
Le reste du chemin nous parlons d'eux, rigolons. Cela me fait bizarre j'ai l'impression de faire partie du groupe pourtant on se connaît que depuis un quart d'heure (enfin eux, moi je l'ai connais depuis plus longtemps) et j'ai l'impression qu'ils me connaissent depuis toujours...
On tourne dans la grande rue devant nous et les garçons lèvent tous la tête sur les arbres décoré de milles lumières pour noël et lancent tous en c½ur un « Waouh »par lequel je réponds :
-« impressionnant, hein ??? »
-« c'est clair » me répond Bill tout en restant fixé sur l'arche au loin.
Nous remontons l'allée et je me retrouve seule avec Bill un moment, après être passés près d'un magasin d'instruments de rock, les trois autres s'y sont arrêtés, Bill me propose de continuer à marcher en les attendant. Il prend la parole :
-« alors, tu connais notre groupe, car je pense pas que tu souris comme tu l'as fait à tous les gens étant au champ de Mars, si ?? »
Je souris et répond :
-« Non, enfin oui, je connais votre groupe ou non je devrais dire plutôt dire bien sûr que je connais votre groupe et non je ne souris pas à tout le monde comme ça. »
-« t'aime bien ?? »
-« de quoi ? »
-« bah Tokio Hotel !! »
-« ah, oui ... oui j'adore... »
-« il y a quelque chose qui ne va pas ?? »
-« si, si ne t'en fait pas tout va très bien. »
Je repensais à Alexis, s'il m'avait quitté c'était entre autre à cause de cet amour que j'avais pour ce groupe...
D'un seul coup, alors que Bill allait me dire quelque chose, Tom lui sauta au coup avec dans les mains, un paquet.
Il le tend à son frère qui lance :
-« fur ich ?? »
Gustav me regarde, sur le point de traduire mais je lui fis signe, j'ai compris, en tout cas cette phrase...
Bill ouvre alors le paquet et trouve un bracelet en cuir avec une inscription « everybody is rock », je le vois alors sourire et le mettre à son poignet.
Gustav vient vers moi et me montre ce que il a acheté : des nouvelles baguettes fluorescentes à ce qu'ils m'expliquent, je lui lance un génial et nous continuons à marcher.
Au bout d'un quart d'heure de marche j'entends mon ventre gargouiller, j'ai faim, mais je ne vais pas me plaindre, je ne veux pas casser l'ambiance qui vient de se former entre nous, on rigole de tout et de rien.
Dans la rue certaines filles se retournent mais passent sans problème, elles nous on peut être reconnues mais aucune d'elles ne viennent nous aborder.au bout d'un moment, Georg perd patience :
-« bon elles ont quoi à nous regarder !!!!ca m'énerve, on peut pas être tranquille cinq minutes avec ces fans !!! »
-« oh arrête de te plaindre Georg et soit plutôt heureux que les filles nous matent !!! » lance Tom, un sourire aux lèvres.
Je continue à marcher et lorsque je relève ma tête, je suis seule à marcher, les quatre garçons ont disparus.
Je regarde derrière moi et vois Bill, Gustav et Georg entré dans un Mc-do, je crois que leur estomac aussi les appelle.
Puis Tom me fait de grands signes pour me dire de venir, ça me fait bizarre de le voir comme ça, il est en survêtement vachement serré (pour lui) et une veste moins que d'habitude, il porte une capuche et il a renfilé ses lunettes. De loin je ne le reconnaîtrais pas si je l'avais croisé ainsi dans la rue seulement je savais, je savais que c'était lui.
Je le rejoins et nous rentrons dans le fast-food ou les autres garçons font la queue pour commander.
A la fin du repas, Gustav est prêt pour repartir visiter Paris mais les autres... ils sont vautrés dans les fauteuils confortables du Mc-do et la majorité n'a pas la force de continuer à marcher et préfère rentrer se coucher.
Le pauvre Gustav seul contre tous accepte de rentrer contre son gré : il est trop tard selon lui pour défendre ses envies !!!
Devant le Mc-do, j'ai les larmes qui remontent, je ferme les yeux pour les empêcher de couler mais Tom me fais ouvrir les yeux :
-« ça va pas ??? »
J'ouvre les yeux, je voie Tom en floue, je n'arrive même pas à voir son visage, il l'a remarqué.
Il me prend par les épaules et me fait asseoir sur le banc le plus proche.
-« ce n'est rien, c'est le froid, ça m'arrive tout le temps. »
Rien qu'à l'idée de me retrouver seule, mon chagrin revient. Ces courts moments passés avec eux, m'ont redonnés le sourire, qui aurait pus dire, après m'avoir vu cette après-midi que le soir même j'allais de nouveau rire ??Le gamin qui me fixait ??Ou tous les passagers du métro ??
J'aimerais tout leur dire, leur dire tout ça, ce qui me tiens sur le c½ur, mais ce serais trop long...
Tom me sort de mes cogitations :
-« heu...Laura écoute... on va devoir rentré on se lève tôt demain... ça a été très sympa que tu sois notre guide ce soir... t'es vraiment une fille bien et j'espère qu'on te reverra à l'un de nos concert... »
-« oh.. vous partez ? bon et bien oui je comprend, j'étais vraiment heureuse de vous rencontrer.. vous ne pouvez pas savoir comme cela m'a fait plaisir... »
J'leur dit, j'leur dit pas ????
Leur dire quoi ??? que je suis S.D.F et que j'les adore...
-« heu mais enfaite vous savez comment rejoindre votre hôtel ??? »
Gustav intervient :
-« heu oui j'ai reconnus le chemin, quand on est arrivés à Paris nous sommes passés par les Champs-Élysées et d'ici je pourrais retrouver le chemin du bus, pas d'hôtel cette fois... merci quand même... c'était très sympa... »
-« ok, bon bah ... »
Chacun vient me faire la bise et me remercier
Georg commence :
-« heureux de t'avoir rencontré... »
Je ne pus lâcher que :
-« moi aussi... »
Ensuite c'est Bill qui vient à moi :
-« oh fait, pas un mot sur notre rencontre sinon tu seras harcelée pendant pas mal de temps, ok ??? »
-« ok, de toute façon si je racontais cela à quelqu'un, personne ne me croirais... »
Puis Gustav qui s'avance, m'embrasse et ajoute :
-« dit, j'tai pas fait mal en te plaquant contre le mur tout à l'heure ? »
-« non, t'inquiète, j'ai juste l'épaule déboîtée mais tout va bien. »
On rigole puis Tom s'approche, me regarde dans les yeux et m'embrasse. Je sens alors son souffle dans mon cou ce qui me donne des frissons dans tout le corps et je reste là plantée à le regarder.
Il intercepte mon regard et chuchote :
-« a bientôt »
Je les regarde partir, lorsque Bill se retourne une dernière fois et me demande :
-« au fait, tu ne veux pas d'autographe ??? »
Je lui souris sur le moment, étonnée par ce qu'il venait de me dire, je m'attendais à tout, sauf à ça...
Il leva un sourcil, me fit un clin d'½il et continua son chemin...je les vois tous tournés dans une ruelle sombre qui reliaient les beaux quartiers, ils disparaissent de mon champs de vision et je m'affale sur le banc. Je pose ma main sur ma joue, ils 'ont embrassé... N'ais-je pas rêver, ce n'est pas le choc de cette rupture avec Alexis qui m'avais fait imaginer tout ça ??Je sentais alors mes larmes remontés...
Non !!!! Il ne fallait plus que je pense à Alexis, c'est du passé et je ne devais pas pleurer encore sinon j'allais sombrer...
Je repense alors à ce que chacun venait de me dire
« À bientôt », cette phrase me restait en tête, que voulait-il dire par là ?? Qu'on se reverrait ?? J'en doute, entre les concerts, les fans et tout le reste ils n'auront plus le temps pour leur guide parisienne !!!
Je souris toute seule, je suis là toute seule sur un banc...
Plus pour très longtemps, un S.D.F très sale et mal rasé vient s'asseoir à l'autre bout du banc.
Je me lève en reprenant mes esprits, il faut vite que je trouve un endroit où dormir, je sens que la nuit va être très longue...
Je vagabonde à nouveau dans Paris cette fois pas dans le métro mais dans les rues de Paris voyant plusieurs malheureux se gelés sous les cartons à essayer de dormir, si je ne fait rien, je finirai peut-être comme eux un jour...
Les rues se vides peu à peu, les nuages menace le ciel mais aucunes gouttes ne tombent, je rêve à moitié ne réalisant toujours pas que je les ai vu pour de vrai...
Je me retrouve soudain près d'un parking ou des camions sont garés, les rues sont peu éclairés mais assez pour voir le panneau de la rue, il est tagué et je n'arrive pas à lire où je suis, je me retourne regarde derrière moi, je crois que je me suis perdue...
Je m'approche des bus et cherche la moindre chaleur, je remarque alors un long bus noir, aux vitres teintées d'où sort une vapeur, je m'approche de la grille d'aération et m'assois dos à cette grille, ce n'est pas le plus agréable mais ça tient un minimum chaud, les vapeurs rejetées étant surement celles du chauffage. Je pose ma guitare à mes côtés et ouvre l'étui, je pose sur moi les quelques vêtements emportés pour me tenir encore plus chaud, ce qui n'est pas une mauvaise idée, la température de mon corps remonté de peut être un ou deux degrés.
J'attrape ma guitare et remarque en dessous une lettre, que je n'avais pas remarqué dans la précipitation du départ, lorsque j'ai fait mes bagages, je l'ouvre et y trouve une lettre écrite du stylo d'Alexis, je reconnais sa cruelle écriture, il semblait être pressé.
« Laura, si tu lis cette lettre c'est qu'il c'est passé ce qui as dut ce passer, je savais que tu ne partirais jamais sans tes affaires, encore moins sans ta guitare et j'étais sur que tu trouverais cette lettre.
Je t'ai fait un dernier cadeau avant de nous séparer, j'ai réservé un billet de train pour Manchester pour que tu puisses rejoindre tes parents et ne pas rester à la rue (tu parle d'un cadeau), je n'ai pas prévenu tes parents de notre situation, tu leur expliqueras à ton arrivé,
Je suis désolé de te gâcher tes études mais je n'ai pas le choix, comme je te l'ai dit dans le message...
Voilà
Adieu Laura...
Alexis. »
J'attrape le billet glissé dans l'enveloppe avec la lettre, l'observe, le train est à 19h30, j'attrape mon portable il affiche 20h15, je l'ai raté, de tout façon je ne l'aurais pas pris ...
Je n'ai aucune envie de rentrer chez mes parents, ceux qui ce sont débarrasser de moi en m'envoyant sois disant pour mon bien faire des études à l'étranger.
Subir leurs regards et leurs opinions sur MON histoire d'amour et revivre son souvenir, à non plutôt être ici dans le froid et me débrouiller toute seule.
Je déchire le billet qui s'envole en dizaine de bout de papier, la lettre par la même occasion et attrape ma guitare, que je pose sur mes genoux, une larme coule sur ma joue, je la laisse , j'ai l'impression d'enlever un poids à chaque larmes qui coule ca me fait du bien, je commence alors à jouer de mes doigts sur les cordes froides de ma guitare, je joue une mélodie que j'écoute d'habitude à fond dans les oreilles et dont je vient de rencontrer l'auteur... c'est spring nicht...
Je commence les premiers accords et fredonne les paroles mais je m'arrête lorsque j'ai trouvé le rythme car je préfère les solos de guitare.
Alors que j'arrivais au deuxième couplet la porte du bus s'ouvra et je vis Tom sortir du bus aussi étonné que moi :
-« Laura ?????!!!! »
-« Tom ?????!!!!!!! »
-«J'étais sûr d'avoir entendus de la guitare...mais qu'est-ce que tu fais là ??? »
-« c'est une longue histoire... »
-« vient rentre »
Il ouvre la porte et me fait signe de rentrer, je range mes affaire dans l'étui, reposant ma guitare aussi, et le suis à l'intérieur du bus...
Dedans il fait chaud, il fait bon. Tom me fait chauffer un bol de chocolat chaud, il me le pose sur la table et s'assoie sur la banquette en me montrant la chaise en face de lui, je m'installe et il me lance :
-« on a toute la nuit, je t'écoute... »
Je meurs d'envie de tout lui raconter mais à quoi ca servirais ???Il s'en fout, je vais l'ennuyer et lui faire perdre son temps...
Il me sort à nouveau de mes pensées :
-« raconte moi ce qu'il ne va pas, pourquoi t'es seule dans la rue ??? tu ne devais pas rentrer chez toi après notre virée ??? »
-« j'ai plus de chez moi !! »
Et merde !!!!!Je n'ai pas pu me retenir, bon il va falloir tout lui dire...
Je le regarde dans les yeux, il a l'air surprit, je regarde autour de moi, observe la pièce et ses recoins lorsque je remarque que l'on est seul.
-« où sont les autres ??? »
-« ils dorment... je suis un... couche tard contrairement aux autres »
Il cherche ses mots en anglais mais j'arrive tout de même à le comprendre.
Un grand blanc s'installe, je continue à regarder autour de moi, j'évite son regard, j'évite le sujet ?? Me regardera-t-il autrement quand il saura la vérité ??? Je n'en sais rien ...
Lorsque mon regard croise malheureusement le sien je remarque qu'il attend depuis 5 minutes que je lui explique...je lève les yeux au ciel et me lance :
-« bon, si t'y tiens je vais te raconter... »
Je soupire et le vois sourire, comme impatient de savoir la suite...
-« J'habite à Paris depuis un an. Mes parents habitent à Manchester et je suis en France pour mes études. Quand je suis arrivée à Paris j'ai rencontré Alexis, qui cherchai lui aussi un colocataire, on a loué un appartement ensemble, que je payais avec ma bourse d'étude, puis quelques mois plus tard on est ... sortit ensemble... »
Je soupire et reprend :
-« cet après-midi quand je suis sortie de mon école hôtelière, j'ai reçus un message d'Alexis, qui me disais qu'il me quittait à cause de ...de...moi... »
Je me voie mal lui dire que c'est entre autre à cause de son groupe et de mon amour pour eux que mon petit copain m'a largué...
-«et qu'il allait vivre avec sa petite amie, avec qui il me ... trompait depuis deux mois. Je me suis alors retrouver seule, à la rue... je viens de voir qu'il m'avait payé un billet pour Manchester, mais le train était déjà parti quand je l'ai vu... »
Je relève la tête un peu gênée et vois Tom entrain de me fixer, je le regarde dans les yeux souris tristement, je vois dans ses yeux de la rage...
La seule chose qui sort de sa bouche est une phrase en allemand.
Je le regarde, lève un sourcil ; il rigole et traduit:
-« quel salaud !!!»
-« j'te l'fait pas dire... »
J'ai l'impression que je viens de le sortir d'un rêve, il est surprit, me regarde dans les yeux et s'excuse.
-« T'inquiète, je crois même que salaud est un faible mot pour le définir... »
On rigole, moi tristement puis il se penche pour regarder mon étui à guitare :
-« alors, j'ai entendus tu joue bien de la guitare ... »
-« oh, merci, tu sais c'est rien ... c'est juste pour passer le temps... »
-« Où as-tu appris à jouer ?? »
-« c'est ma ...ma... »
J'lui dis ou pas ???Non je ne lui dis pas... peut-être un jour mais pas maintenant.
-« ma mère qui m'as inscrit à une école de musique quand j'étais petite. »
-« ah ok. »
A nouveau un grand blanc, je déteste ça heureusement il le brise en me demandant :
-« tu me joue un morceau ???? »
-« si tu veux... »
Je pose mon étui sur la table, l'ouvre et attrape ma guitare, le poster de Tokio Hotel en profite pour glisser direct sur les genoux de Tom qui l'attrape et sourit.
Je repose mon étui à mes pieds et pose ma guitare sur mes genoux.
-« quelle chanson tu veux ?? »
Je lève la tête pour attendre sa réponse et je le vois me tendant le poster, je baisse la tête souris, rougis, je suis gênée.
-« celle que tu veux » me répond-t-il un sourire aux lèvres.
Je commence alors les premiers accords de Spring Nicht.
Lorsque je relève la tête à la fin de la chanson, je vois Tom, affalé sur la table, les bras croisés, la tête au milieu, les yeux fermés.
-« il dort... »
Je recommence le refrain de Spring Nicht à la guitare puis m'arrête lorsque j'entends quelqu'un descendre les escaliers du bus en rigolant :
-« t'as un coup de blues Tom ???? »
Je reconnais immédiatement la voix de Georg qui est maintenant en bas et me regarde :
-« Laura ???? »
-« salut... »
-« qu'est ce que tu fais ici ?? »
Il regarde à côté de moi et aperçoit Tom tranquillement entrain de dormir. Il sourit, me regarde, lève les sourcils, l'air étonné, je comprends ce qu'il veut me dire, je rigole.
-« bah dit donc t'es pas aidée !!! Tu lui as chanté une berceuse ou quoi ??? »
Je hausse les épaules et range ma guitare.
-« qu'est-ce que tu fais ici ?? »
-« oh non, Georg s'il te plait me demande pas de tout te réexpliquer, je viens de le faire avec Tom... et regarde le résultat... »
On rigole puis je reprends :
-« Tom m'as trouvé devant le bus, il m'a fait entré et puis on a parlé. J't'ai réveillé en jouant de la guitare ??? »
-«Non, non je venais boire un coup... mais dis-moi pourquoi t'étais devant le bus ??? »
-« je vous expliquerais tout demain, le seul problème ce soir c'est que j'ai nulle part où dormir. »
-« bah restes dormir ici... »
-« t'es sérieux ??? Mais vous n'avez pas de lit supplémentaire. »
-« Si, le lit de Tom est libre... »
Il sourit, je regarde Tom qui à l'air profondément endormi sur la table et rigole.
-« ok, merci. »
-« viens je vais te montrer ta chambre...ou plutôt ton lit car...ah oui... tu partage ta chambre avec Gustav ... ca te dérange pas ???
-« il ronfle ??? »
-« j'crois pas ... »
On rigole et commence à monter les marches laissant Tom dormir seul, dans le noir au salon.
De toute façon même si il ronflait je dormirais là, j'ai du mal à me rendre compte de la chance que j'aie, enfin si on peut appeler ça de la chance, je suis à la rue et ce soir je dors dans le bus des Tokio Hotel et dans le lit de Tom !!!!
C'est dingue !!!!!!
Avant de pousser la porte de la chambre Georg me chuchote :
-« ils dorment...demain...ne fais pas attention au bruit... c'est que les gars descendent. Ah oui j'allais oublier... la salle de bain est en bas si t'a besoin de te changer... »
Il me fait un clin d'½il et je réponds :
-« ok merci »
Il sourit et s'engouffre dans la chambre noir puis ouvre une autre porte qui mène à une petite pièce peu éclairée, il referme la porte et je me retrouve dans le noir.
Je pose ma guitare dans l'allée en faisant attention à ne pas réveiller Gustav qui dort comme un bébé, je trouve un bouton, appuie dessus et une petite lumière au dessus de mon lit s'allume ...
Je m'engouffre dans les draps de Tom, ils sont froids, je sens son odeur, c'est agréable...
Je me relève d'un coup, me pince le bras, non je ne rêve pas, je voulais vérifier c'est bon, je peux me recoucher...
J'attrape on MP3 et mets le groupe doucement dans les oreilles, la voix de Bill est douce...si douce...je m'endors...
